Le citoyen ou les fondements de la politiques, Hobbes

Publié le par mapetitebibliotheque

 

La réputation de Hobbes, longtemps scandaleuse, commence de céder aujourd'hui à une réévaluation positive ; le fondateur de la philosophie politique moderne n'a pas développé une mystique de l'Etat soutenue par une idéologie explicite de la violence ; il faut reconnaître que l'on s'est mépris sur la conception hobbienne du pouvoir, en déchiffrant ses œuvres comme les pièces d'une science politique qui serait exclusivement une philosophie de la puissance politique. La lecture du Citoyen devrait nous en convaincre.
Sans avoir la facture définitive du Léviathan, le Citoyen (De Cive) publié à Paris en 1642, en contient toutes les prémisses et en annonce les thèses ; la même logique politique y est le creuset de l'extraordinaire mutation que Hobbes opère dans le champ de la philosophie politique et dans le domaine de l'univers juridique. A la référence cosmologique et théologique du droit naturel classique, Hobbes substitue une référence anthropologique.
Mais si l'homme est un loup pour l'homme en l'état de nature, il peut accéder au domaine du juste non pas contre l'empire de l'Etat mais grâce à lui. Outre le texte du Citoyen, ce volume comprend l'article Hobbes dans le Dictionnaire de Bayle et l'article Hobbisme, que Diderot rédigea pour l'Encyclopédie, tous en français moderne. L'ensemble est préfacé et commenté par Simone Goyard-Fabre.

 

Accès au livre gratuitement: http://classiques.uqac.ca/classiques/hobbes_thomas/le_citoyen/le_citoyen.html

Publié dans Philosophie

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